La rhinite allergique touche une part importante de la population et sa prévalence progresse, sous l'effet conjugué de l'allongement des saisons polliniques et de la pollution.
La forme saisonnière, souvent appelée rhume des foins, est liée aux pollens d'arbres, de graminées puis d'herbacées selon les mois. La forme perannuelle, présente toute l'année, relève des acariens, des moisissures ou des animaux domestiques.
Éternuements en salves, écoulement clair, obstruction nasale, démangeaisons du nez, du palais et des yeux. L'absence de fièvre et la répétition dans des circonstances identiques la distinguent d'une infection virale.
Antihistaminiques de deuxième génération pour les formes légères, corticoïdes nasaux plus efficaces sur l'obstruction, lavages de nez au sérum physiologique. La désensibilisation, seule approche agissant sur la cause, se conduit sur 3 à 5 ans après identification de l'allergène.
Une proportion notable des personnes atteintes de rhinite allergique développe un asthme, et les deux affections se traitent conjointement. Une gêne respiratoire ou une toux nocturne associée justifie un bilan.